Djinn Carrénard interview

J’avais lu un bouquin de Spike Lee où il parlait de sa formation à New York University. Pour lui, la seule école c’est de faire et de toujours travailler sur un film, que ce soit le sien ou celui d’un autre. Donc je me suis lancé. Mais je me suis très vite heurté à quelque chose d’assez singulier : je ne connaissais pas du tout la grammaire cinématographique. Il y a une grammaire à respecter afin que les gens comprennent ce que tu racontes. C’est la technique du «show don’t tell» : faire en sorte que le public comprenne ce qui est raconté à l’écran sans que les personnages aient à le formuler précisément. Si le réalisateur garde en tête qu’on doit pouvoir comprendre son film même en coupant le son, ça lui donne un cahier des charges de départ. Quand un réalisateur commence à savoir exactement ce qu’il fait, son travail n’est plus intéressant. On a envie de voir une certaine dangerosité à l’écran.

Djinn Carrénard

Lire la suite sur Libé : Djinn Carrénard «Quand un réalisateur sait exactement ce qu’il fait, son travail n’est plus intéressant»

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *